Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 13:43

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 L'impétueux jeune d'Artagnan et ses trois légendaires compagnons, Athos, Porthos et Aramis vont devoir s'unir et combattre tous ensemble un mystérieux agent double, Mylady de Winter et son employeur crapuleux, le cardinal Richelieu, afin de les empêcher de s'emparer du trône français et d'éviter que l'Europe toute entière sombre dans la guerre.


Nouvelle version des aventures écrites par Alexandre Dumas, énième adpatation à l'écran, celle-ci ne restera pas dans les annales du cinéma! malgré la 3D, une nouvelle fois assez inutile, malgré une fin assez rythmée et pleine d'effets spéciaux sympa, l'ensemble manque cruellement de fougue et de panache, tout ce qu'on aimerait retrouver dans ce style cape et d'épée, et puis surtout aucun des acteurs présents ne dégagent un charisme potentiel, même si les trois anciens mousquetaires sont asez bien campés, ils restent à la surface de leurs personnages, et dans les prestigieux seconds rôles un acteur puissant comme Christoph Waltz, malgré le fait qu'il porte bien les habits de Richelieu, parait ici bien fade, sans relief, ou comment sous-utiliser et gâcher un tel acteur! tout comme les beaux mais froids Milla Jovovich  (belle mais sans âme en Milady agent double) et Orlando Bloom (en méchant pas très crédible),  quand à d'Atagnan il est incarné par le jeune bogoss Logan Lerman qui, bien qu'ayant l'âge du roman, s'il s'agite beaucoup,  s'il a une bonne et belle gueule, apparait bien frêle et trop fragile pour défendre un tel rôle!Seule la belle Constance, superbe Gabriella Wilde, réussit à nous charmer!

Par ailleurs, on sent que le metteur en scène a voulu moderniser les célèbres aventures, pour destiner le produit à un public ado, en prenant beaucoup de libertés avec l'original et les autres versions plus classiques,  avec par exemple ces scènes de combat avec ralentis à la Matrix, ou encore une scène de vol de bijou version "Mission impossible", ou, plus surprenant, et pour le coup vraie bonne idée, originale,  ces bateaux volants étonnants!

Beaucoup de décalage donc mais à l'arrivée peu d'effets vraiment payants! et même l'humour (comme celui du valet Planchet) est répétitif et reste au ras des paquerettes!

Mais à vouloir trop miser sur la mise en scène, parfois efficace,  et la décoration (souvent kitchissime!), on en oublie la dimension humaine et surtout épique, car après tout, même si peu importe ici le vraisemblable ou la réalité historique, au moins aurait-on aimer palpiter ne serait-ce qu'un peu, voir être ému un minimum, ce qui n'est pas le cas dans ces ternes aventures sans vrai rythme et sans grande passion!

Une grosse déception!Surtout que la fin laisse augurer d'une suite!En tout cas, d'ici là, on aura déjà vite fait d'oublier cette première partie assez décevante!

 

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BOF MA NOTE: 9/20

Par BIBI07 - Publié dans : Vu en salle-AVENTURES-
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 16:46

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Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

 

Comédie dramatique, farce et fable satirique sur le pouvoir et son ascension, étude psychologique de l'être humain, ce nouvel opus de Nanni Moretti explore les arcades d'un conclave, pendant et après l'élection d'un pape, avec ses manies, ses aspects un peu grottesques, mais sans jamais être irrespectueux d'une religion que le réalisateur n'apprécie guère au demeurant.

Le film insiste sur la fragilité de cet homme qu'on amène d'un seul coup à des responsabilités énormes et qui ne se sent pas les épaules pour assumer cette fonction qu'on vient de lui offrir, doute, dépression, il va vaciller,  fuir la tâche (à l'annonce de sa présentation à la foule il répond par deux cris déchirants de renoncement) et fuir tout court pour retrouver la liberté, ses premières amours de comédien, la rue, le peuple, se dégageant de cet étouffoir où des petits vieux de cardinaux tuent le temps en jouant aux cartes.Plutôt que d'attaquer et décrier la religion le metteur en scène préfère s'attacher à la difficulté de l'humain à devoir gérer des responsabilités.

Qui d'autre que Michel Piccoli pour interpréter ce Pape indécis et terrorisé, simple humain désigné par Dieu mais écrasé par la fonction qui lui est dédiée, en pleine crise de foi et de crise de soi, on se demande, tant l'immense acteur transcende le rôle par son charisme, apportant fragilité et vulnérabilité, mélancolie et humanité,  l'acteur nous bouleverse et nous fascine à chaque apparition,  délivrant une grâce infinie à son personnage, comme cette scène où dans les rues de la ville il sourit au soleil de la liberté,  tout en restant d'une belle et sobre simplicité dans son jeu.Quel acteur magnifique!

En dépit de longueurs inutiles, d'un scénario certes original mais réduit à portion congrue, souvent décousu, de scènes jouissives mais trop répétitives ou insistantes (comme la match de volley entre cardinaux) , le film nous délivre de beaux moments d'ironie, de satire légère et comique (les coulisses de l'élection, avec le vote où l'on croirait dans une classe, avec les uns qui copient sur les autres!), tout en restant dans la tendresse et le respect malgré la caricature délicatement suggérée, sans forcer le trait.

Et puis rien que pour Piccoli, qui tient là le rôle de sa vie, il faut le voir!

 

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1202232113_excellent.gif MA NOTE: 14/20

Par BIBI07 - Publié dans : Vu en salle-COMEDIE DRAMATIQUE-
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 19:09

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Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.

 

Vu en avant-première mardi soir à l'UGC Ciné-Cité Les Halles à Paris, en présence de son réalisateur Michel Hazanavicius et de son acteur principal Jean Dujardin, voici enfin ce film dont on a beaucoup parlé depuis Cannes (d'où Dujardin est reparti avec le Prix d'interprétation), on a beaucoup évoqué le fait que ce soit un film muet, en noir et blanc, etc... à l'arrivée on est émerveillé à la fois de tant de simplicité et de tant de beauté!

Evidemment le film doit beaucoup à la performance, le mot n'est pas trop fort, de Jean Dujardin, qui n'a pas volé son Prix, l'acteur dévoile ici toutes les facettes de son talent, la comédie, le charme, la puissance tragique, l'élégance, l'expressivité, à tour de rôle( et même parfois en même temps) émouvant et drôle, imposant son charisme énorme, et rentrant à merveille dans le costume du personnage,  cet acteur des années 20 qui passe de la gloire à la déchéance, imposant son physique exceptionnel matiné de Clark Gable et autres Errol Flynn, on jurerait que le noir et blanc a été réinventé pour lui!Et que dire de sa prestation finale et de son numéro de claquettes!L'acteur irradie et bouffe la pellicule comme personne!

A ses côtés Bérénice Bejo apporte un charme pétillant et une espièglerie bienvenue, elle est elle aussi splendide, et apporte la scène la plus belle et la plus émouvante du film, lorsqu'elle met la main dans la redingote de George Valentin et l'étreint langoureusement, et comment résister à son clin d'oeil délicieux, sans oublier des seconds rôles superbes, à commencer par le chien Uggy, impayable chien savant (qui a d'ailleurs obtenu la Palme Dog à Cannes!) et deux "gueules" du cinéma américain: John Goodman en producteur à cigare et James Cromwell en fidèle chauffeur de l'acteur,

Hommage au cinéma d'antan, le film recèle de superbes et touchantes trouvailles visuelles,  on en ressort tout émerveillé, saisi par la beauté poétique et la grâce nostalgique de cette romance mélodramatique qui nous enchante, nous fait rire, pleurer, ce qui fait oublier totalement l'exercice de style qu'on aurait pu craindre devoir supporter, alors se déroule sous nos yeux  écarquillés une vraie magie de cinéma, décuplée par un travail stupéfiant et sublime sur la lumière et les décors, une photographie élégante, un noir et blanc éblouissant, une partition osée mais réussie et bluffante, qu'on quitte à regret mais qu'on a envie de vite revivre à nouveau!

Que du bonheur! et Dujardin, pour tous ceux qui en douteraient encore, affirme définitivement qu'il est le plus grand acteur de sa génération, avec ce qui restera sans doute le rôle marquant de sa carrière déjà bien fournie et qui devrait à nouveau s"amplifier, et s'il a déjà le César quasiment en poche, il peut, qui sait, espérer aller encore plus loin...

Un grand film populaire, tous publics, qui devrait faire un carton à condition que le public veuille bien vivre cette gonflée et originale expérience de cinéma, une histoire au fonds qui pourrait paraitre un peu naïf voir désuet mais que sa forme esthétiquement superbe amène au firmament, assurément du grand art, hommage réussi et respectueux d'un vrai amoureux du cinéma, amour qu'il nous restitue et nous communique avec talent!

 

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1202466143_excellent.gif MA NOTE: 16/20

Par BIBI07 - Publié dans : Vu en salle-COMEDIE DRAMATIQUE-
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 18:42

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Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur !
Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet.
C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul.
Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal…
Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

Ce film n'est sans doute  pas le chef d'oeuvre annoncé ici ou là, à cause d'un scénario un peu mince, pêchant sans doute d'avoir un fonds un peu trop léger, mais dans sa forme il faut reconnaitre que l'adhésion est totale, il nous emporte totalement, grâce à une atmosphère léchée et épurée, pourtant très crépusculaire, mais qui nous hypnotise, à l'image de la bande-son électro-pop sublime et enivrante, un mélange de douceur lancinante et de violence terrible que l'on retrouve dans ce personnage de samourai , renfermé et solitaire, silencieux, sorte d'ange exterminateur.
Ryan Gosling, acteur très en vogue en ce moment, récemment aux côtés de Steve Carell en tombeur, prochainement aux côtés de Clooney, ici vêtu d'un blouson orné d'un scorpion, impose sans sourciller, presque sans aucun effet, avec un jeu presque minimaliste, mais surtout un charisme évident, une mélancolie funèbre et une lancinante solitude, un mutisme à peine brisé à de rares moments par un sourire il faut le dire épatant, un personnage entre le Samourai de Melville et le cow-boy solitaire à la Clint Eastwood, et surtout la mise en scène, mêlant ralentis et lumière chaude, est d'une élégance à la fois chaleureuse et glaciale, comme pour mieux nous envelopper de sa douce violence, et ici même les silences ont une troublante résonance.
Et si le film nous délivre, vers la fin, des scènes d'une violence froide limite insoutenable, révélant la partie sombre qui sommeille dans cette tête d'ange de la nuit, protecteur avec ceux qu'il aime ou plutôt tente d'aimer, sans pitié avec ses ennemis, le réalisateur amorce aussi avec une belle puissance visuelle une mélancolique et impossible histoire d'amour entre deux animaux blessés par la vie, avec la douce et belle Carey Mulligan, certes un scénario qui peut paraitre finalement assez banal mais sublimé par une mise en scène magistralement envoûtante, à l'esthétisme raffiné, plus le charisme d'un acteur qui s'impose vraiment, à l'arrivée un polar noir, hypnotique, intense et fascinant, tendu et violent, qui nous hante!

RYAN GOSLING

TRESBIEN MA NOTE: 15/20

Par BIBI07 - Publié dans : Vu en salle-POLAR NOIR-
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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 21:57

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Lundi matin, Paul Wertret se rend à son travail, à la banque où il est chargé d’affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s’enferme dans son bureau. Dans l’attente des forces de l’ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les évènements qui l’on conduit à commettre son acte…

 

Vu en avant-première à l'UGC Ciné-Cité La Défense, en présence de son metteur en scène Jean-Marc Moutout , voici un film très noir, encré dans la triste actualité, inspiré d'un fait divers réel, le film peut choquer et ne pas toucher par son côté glacial, clinique, moi j'ai été porté par son atmosphère opressante, qui ne vous lâche plus, le tout  filmé sans jamais aucune concession au pathos, jamais porté vers l'émotion facile, simplement réaliste, et pourtant touchant par sa description humaine, presque chirurgicale (on filme le corps de près) de ce personnage qui plonge vers l'enfer, vers le néant de sa vie, vie qu'il revoit par flashs-backs.

Evidemment la présence et le charisme impressionnant (ici d'une sobriété épatante) de Jean-Pierre Darroussin y est pour beaucoup, l'acteur impose d'emblée son personnage, détaché, abattu, mais pourtant bien déterminé à en finir, lui qu'on a rabaissé et humilié,que le système terrifiant et l'univers impitoyable de l'entreprise et du profit a broyé peu à peu, jusqu'à le déshumaniser totalement, il ne se reconnait plus, il ne se connait même plus.

Dommage que les seconds rôles, comme celui de sa femme ou les relations avec son fils par exemple, soient mal utilisés ou un peu sacrifiés, quand à Xavier Beauvois, s'il a la tête de l'emploi, en jeune loup cynique et sans état d'âme, son jeu peut paraitre parfois un peu approximatif.

Une histoire dérangeante, troublante, un drame total qui fait froid dans le dos mais qui interpelle aussi gravement, réflexion sur le harcèlement et ses conséquences sur l'humain, filmé avec une sobriété rigoureuse et une tension diffuse qui n'en est que plus forte.

 

2011-05-23 CANNES 2011146

 

TRESBIEN-copie-1.gif MA NOTE: 14/20

Par BIBI07
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