BLANC COMME NEIGE-La mort aux trousses-

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François Cluzet. Jean-Claude Lother
Maxime a tout pour être heureux : gérant d'une concession florissante de véhicules hauts de gamme, il est marié à une délicieuse jeune femme et vit dans une confortable villa. Tout bascule le jour où Simon, son associé, est assassiné par une bande de malfrats. Tenu de rendre des comptes à ces derniers, Maxime appelle à l'aide ses frères, habitués des petites combines. Mais leur intervention vire au fiasco et Maxime et sa famille plongent dans une situation de plus en plus inextricable...

Vu en avant-première à l'UGC Ciné-Cité Paris-Les Halles, en présence du réalisateur Christophe Blanc et de son acteur principal François Cluzet, ce dernier a brièvement insisté sur le désir et l'envie qu'il avait eu de tourner avec Olivier Gourmet et Louise Bourgoin notamment.
Un thriller en forme de film noir, l'histoire d'un homme ordinaire, apparemment sans histoires, "blanc comme neige", qui se retrouve au centre d'une affaire sordide, son associé pas très clair, impliqué dans des magouilles foireuses, ayant été assassiné, c'est alors lui-même, ignorant tout de ses affaires, qui va être poursuivi, harcelé et condamné à mort par des truands sans foi ni loi.
Comment va-t-il devoir subir celà, comment l'annoncer à sa femme, comment protéger sa famille, son statut, comment va-t-il impliquer ses deux frères? Cet homme n'est pas un héros, il va faire preuve de beaucoup d'égoïsme, de lâcheté, et plutôt que de tout dire à la police et de voir sa vie professionnelle salie, il préfère tenter de tout effacer,  il ne veut pas voir sa vie proprette basculer, son joli monde bien établi s'écrouler, son succès s'envoler ainsi, aussi  il ment à sa femme, car il est pris dans un étau, dans une inextricable machination qu'il ne peut contrôler, et dans laquelle il va pourtant précipiter tout son entourage, jusqu'à le faire exploser.Ici la famille est au centre du récit.
Pas mal de tension dans ce récit qui manque tout de même de rebondissements et de suspense, le scénario est un peu décevant mais la mise en scène est assez captivante et surtout le jeu fiévreux et nerveux de François Cluzet, continuellement apeuré, en fuite, avec la mort aux trousses,  apporte beaucoup au récit, sa densité dramatique est ici à nouveau payante.Il est bien entouré aussi notamment d'Olivier Gourmet et de la ravissante Louise Bourgoin qui continue à creuser son sillon de comédienne, ici dans un rôle pas évident.
Un thriller pas toujours bien construit ni haletant comme il le faudrait, qui manque singulièrement d'épaisseur dans la représentation de ses personnages, mais il s'en dégage une atmosphère certaine, comme dans cette dernière longue séquence d'affrontement final dans la neige et le brouillard finlandais, où l'on voit le "héros" aller au bout de lui-même, et peut-être renaitre ainsi, retrouver la pureté de son âme.
Un thriller qui se laisse voir, surtout pour François Cluzet, magnifique et vibrant d'intensité, le récit d'un homme blessé, mais au final  un petit polar qui ne resterait pas dans les annales.


MA NOTE: 12/20


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