CANNES 2010 -18 MAI-L'émotion de "Des hommes et des dieux"... et le sourire de Juliette!
Deux films en compétition ce jour, Copie conforme (non vu) avec Juliette Binoche, déjà sur l'affiche du festival, et qui obtiendra le prix d'interprétation féminine!
Elle était rayonnante et souriante au photo-call du matin.
Vu le film qui a fait le plus l'unanimité auprès du public et de la presse, l'excellent Des hommes et des dieux du cinéaste français Xavier Beauvois, inspiré de l'histoire vraie de cette communauté de moines cisterciens français installés à Tibhirine en Algérie et dont la vie est menacée par la terreur islamiste (ils seront enlevés puis exécutés).On vit avec eux leurs dernières semaines, sorte de chronique d'une mort annoncée.
Avec un sujet à priori peu passionnant, assez austère, le réalisateur réussit à nous envoûter, puis à nous émouvoir, tout en restant d'une grande pudeur, en nous faisant pénétrer dans cette communauté qui vit en pleine osmose avec le pays qui l'héberge, il nous fait partager les doutes, les convictions ébranlées, les tensions, les prises de conscience de ces hommes qui doivent trancher: doivent-t-ils partir pour tout quitter ou rester malgré la tragédie qui les menace? Doivent-ils se ranger du coté des hommes ou rester au côté de leur Dieu.
Les silences sont puissants, mais çà n'est jamais contemplatif, les visages sont remplis de foi et de mysticisme, le tout est bouleversant, tout en restant d'une pureté et d'une force absolues, servi par huit comédiens véritablement habités, avec en tête les excellents Lambert Wilson et Michael Lonsdale, plus une photographie fabuleuse, un sens du cadrage magnifique, sûrement le plus beau film de la compétition, il repartira avec un Grand prix amplement mérité, une histoire simple sur l'engagement et le don de soi, très lisible, humainement très forte et profonde, spirituelle, qui n'aurait sûrement pas volé la Palme d'Or.




Elle était rayonnante et souriante au photo-call du matin.
Vu le film qui a fait le plus l'unanimité auprès du public et de la presse, l'excellent Des hommes et des dieux du cinéaste français Xavier Beauvois, inspiré de l'histoire vraie de cette communauté de moines cisterciens français installés à Tibhirine en Algérie et dont la vie est menacée par la terreur islamiste (ils seront enlevés puis exécutés).On vit avec eux leurs dernières semaines, sorte de chronique d'une mort annoncée.
Avec un sujet à priori peu passionnant, assez austère, le réalisateur réussit à nous envoûter, puis à nous émouvoir, tout en restant d'une grande pudeur, en nous faisant pénétrer dans cette communauté qui vit en pleine osmose avec le pays qui l'héberge, il nous fait partager les doutes, les convictions ébranlées, les tensions, les prises de conscience de ces hommes qui doivent trancher: doivent-t-ils partir pour tout quitter ou rester malgré la tragédie qui les menace? Doivent-ils se ranger du coté des hommes ou rester au côté de leur Dieu.
Les silences sont puissants, mais çà n'est jamais contemplatif, les visages sont remplis de foi et de mysticisme, le tout est bouleversant, tout en restant d'une pureté et d'une force absolues, servi par huit comédiens véritablement habités, avec en tête les excellents Lambert Wilson et Michael Lonsdale, plus une photographie fabuleuse, un sens du cadrage magnifique, sûrement le plus beau film de la compétition, il repartira avec un Grand prix amplement mérité, une histoire simple sur l'engagement et le don de soi, très lisible, humainement très forte et profonde, spirituelle, qui n'aurait sûrement pas volé la Palme d'Or.




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