FAIR GAME-Une vérité qui dérange-

Son mari, le diplomate Joe Wilson, se voit confier la mission dapporter les preuves dune supposée vente duranium enrichi en provenance du Niger. Mais lorsque ladministration Bush ignore ses conclusions pour justifier le déclenchement de la guerre, Joe Wilson réagit via un éditorial dans le New York Times déclenchant ainsi la polémique. Peu après, la véritable identité de Valerie Plame est révélée par un célèbre journaliste de Washington.
Avec sa couverture réduite à néant et ses contacts à létranger en danger de mort, Valerie voit seffondrer sa carrière et sa vie privée.
Après des années au service du gouvernement américain, elle va devoir maintenant se battre pour sauver sa réputation, sa carrière et sa famille...
Ce film de Doug Liman, avec en tête d'affiche deux "stars" banckables, était le seul film américain en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, où je l'ai vu d'ailleurs.L'histoire racontée ici s'inspire de faits réels, et plus précisément de l'affaire Plame-Wilson qui s'est déroulée entre 2002 et 2007 autour de la guerre en Irak, des livres The Politics of Truth de Joseph Wilson et Fair Game de Valerie Plame Wilson, d'ailleurs la vraie Valérie Plame était présente avec l'équipe du film pour sa présentation en séance officielle à Cannes.
Film politique, qui se voudrait construit comme un thriller d'espionnage, à travers l'enquête de ce couple qui va bousculer l'administration Bush, en voulant mettre en pleine lumière une vérité qui dérange, le film se veut efficace mais pêche par trop de clichés et par une tendance à verser dans la caricature, et tout en restant prenant, l'ensemble n'apporte aucune originalité dans sa mise en scène et sa construction très plan-plan, mêlant manipulations politiques et pouvoir de la presse, tout celà aurait pu passionner mais peu à peu on passe à côté du sujet qui finit par nous ennuyer par son manque d'intérêt, et même si çà se veut rythmé, si les acteurs font ce qu'ils peuvent (Naomi Watts pas mal, forte et crédible, plus Sean Penn au bord d'en faire trop, qui finit par cabotiner dans ce rôle, un rôle qui rappelle ses propres engagements et son caractère bien trempé), la manque de profondeur du sujet enterre définitivement le récit, et le réalisateur a beau bouger la caméra dans tous les sens, on attend la fin avec presque délivrance, malgré le fait qu'on puisse admettre avec raison que le combat politique de ces deux époux est digne de reconnaissance.
Manquait donc simplement à ce film, au sujet déjà traité mais par exemple plus dans l'action dans "Green Zone", une vraie patte de metteur en scène et une vraie direction à donner à son sujet, ici tout est trop formaté, soit démonstratif soit platement filmé, et à l'arrivée tout tombe à l'eau.

MA NOTE: 10/20
Publicité