FAUBOURG 36-La belle équipe-

Publié le

Kad Merad, Clovis Cornillac et Gérard Jugnot. Pathé Distribution
Après "Les choristes", sympathique et joliment suranné, Christophe Barratier revient avec un film romanesque, brassant à la fois tragédie et comédie, dans le genre cinéma français réaliste des années 30,  on pense parfois à Renoir, Duvivier et autres Carné, auxquels il est apparemment très attaché.
L'action se situe en 1936, le Front Populaire vient d'apparaître, trois ouvriers au chômage décident de faire renaître le music-hall qu'ils occupaient avant et de le relancer en montant un spectacle, malgré les obstacles et les rebondissements.
Ce film est un honnête divertissement classiquement mais brillamment mis en scène, décors, lumière, musique (chansons sympas et morceaux musicaux de fin très bien faits), costumes, le tout est très luxueux (trop peut-être?), les interprètes sont au diapason de ce mélodrame musical: en tête d'affiche les trois "copains", qui se déchirent mais se rretrouvent quand il le faut: dans le rôle le plus mélo et le plus tragique du chômeur miséreux, trompé et à qui on enlève son fils, Gérard Jugnot est excellent et apporte beaucoup d'humanité, dans le rôle du prolo syndicaliste un peu bourru en apparence mais romantique au fond de lui, Clovis Cornillac amène  son caractère, sa gouaille et son charisme naturels (on ne peut que penser à Gabin!), et Kad Merad  toute sa fantaisie naïve.
Mais tous les autres rôles sont aussi intéressants et bien campés, Nora Arnezeder est une vraie et belle révélation en chanteuse romanesque qui fait chavirer les coeurs, Bernard-Pierre Donnadieu (trop rare sur nos écrans) compose à merveille une ordure opportuniste, Pierre Richard, dans le rôle de Mr TSF, apporte sa poésie avec ce personnage pittoresque, sans oublier François Morel en cafetier rigolo, ou le jeune Maxence Perrin (le Pépinot des "Choristes") et son adorable bouille.
Alors si le réalisateur n'évite pas les clichés, inévitablement présents dans ce genre d'exercice, si tout celà peut paraître bien gentillet voir naïf, on lui est reconnaissant d'oser un cinéma populaire de qualité, avec une vraie histoire accessible à tous.C'est çà aussi le cinéma français!

MA NOTE:13/20




Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
great tips for me, i should share with my friends
Répondre
M
un bon film français made in PRAGAC'est trés bien de faire un film populaire qui raconte la débrouille de gens du spectacle qui tentent de surnager et de sauver ce qui leur reste de dignité ,mais<br /> aller tourner Paris à Prague pour ne pas faire travailler les gens du spectacle parisiens ,c'est moins sympa !
Répondre