FAUBOURG 36-La belle équipe-

L'action se situe en 1936, le Front Populaire vient d'apparaître, trois ouvriers au chômage décident de faire renaître le music-hall qu'ils occupaient avant et de le relancer en montant un spectacle, malgré les obstacles et les rebondissements.
Ce film est un honnête divertissement classiquement mais brillamment mis en scène, décors, lumière, musique (chansons sympas et morceaux musicaux de fin très bien faits), costumes, le tout est très luxueux (trop peut-être?), les interprètes sont au diapason de ce mélodrame musical: en tête d'affiche les trois "copains", qui se déchirent mais se rretrouvent quand il le faut: dans le rôle le plus mélo et le plus tragique du chômeur miséreux, trompé et à qui on enlève son fils, Gérard Jugnot est excellent et apporte beaucoup d'humanité, dans le rôle du prolo syndicaliste un peu bourru en apparence mais romantique au fond de lui, Clovis Cornillac amène son caractère, sa gouaille et son charisme naturels (on ne peut que penser à Gabin!), et Kad Merad toute sa fantaisie naïve.
Mais tous les autres rôles sont aussi intéressants et bien campés, Nora Arnezeder est une vraie et belle révélation en chanteuse romanesque qui fait chavirer les coeurs, Bernard-Pierre Donnadieu (trop rare sur nos écrans) compose à merveille une ordure opportuniste, Pierre Richard, dans le rôle de Mr TSF, apporte sa poésie avec ce personnage pittoresque, sans oublier François Morel en cafetier rigolo, ou le jeune Maxence Perrin (le Pépinot des "Choristes") et son adorable bouille.
Alors si le réalisateur n'évite pas les clichés, inévitablement présents dans ce genre d'exercice, si tout celà peut paraître bien gentillet voir naïf, on lui est reconnaissant d'oser un cinéma populaire de qualité, avec une vraie histoire accessible à tous.C'est çà aussi le cinéma français!
MA NOTE:13/20
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