L'EMPREINTE DE L'ANGE-La déchirure-

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D'abord il fallait pour croire en cette histoire (basée sur une histoire vraie) un duo d'actrices solide et là je dois dire qu'on a ce que le cinéma français peut faire de mieux actuellement: Catherine Frot, à qui revient le premier rôle principal, celui de cette femme, assez angoissée et  dépressive, obsédée par l'idée qu'elle croit revoir sa fille, 7 ans après la mort accidentelle de celle-ci, son instinct maternel la guide vers cette voie, mais est-elle folle, et jusqu'où ira-t-elle dans sa lubie, on n'en dira pas plus.
La comédienne, qu'on connait beaucoup aussi pour des rôles plus légers, excelle ici dans une interprétation à la fois sobre et pudique mais d'une intensité dramatique toujours exceptionnelle.Dès les premiers plans du film on la suit, on scrute ses regards, ses douleurs, ses accès de démence, on souffre avec elle, elle est magistrale!
Dans l'autre second rôle principal , celui de la mère de la petite fille, on retrouve (toujours) avec plaisir la lumineuse Sandrine Bonnaire, son personnage a le mérite d'évoluer au cours du film, la mère de famille tranquille et épanouie du début laisse place à une femme torturée, là aussi on n'en dira pas plus!Elle est aussi extra-
Mais ce duo a la chance d'être mis en valeur par la mise en scène parfaite et la puissance narrative intense de Safy Nebbou qui avait déjà réalisé, avec la même Sandrine Bonnaire, le bouleversant "Le cou de la girafe" en 2004, avec un suspense toujours haletant, souvent très hitchcockien, et des séquences fortes comme celle du ballet de la fille, épiée par le personnage de Catherine Frot.
Les deux "mères" vont aller jusqu'à un inévitable affrontement qu'on redoute et qu'on espère en même temps.Et là le talent des deux comédiennes éclate.
C'est une histoire forte émotionellement parlant, mais aussi un bon thriller psychologique intimiste à partir d'une histoire simple mais terrible,  et  le tout est rendu soit par petites touches, à base de silences et des regards forts, soit par moments-révélateurs chocs.
Une histoire sur le deuil et l'instinct de mère, sur la douleur rentrée, la fin est encore plus cruelle pour tout le monde.Bouleversant.

SANDRINE BONNAIRE-CANNES 2008-Photo perso-


MA NOTE: 17/20


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Publié dans Vu en salle-THRILLER-

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