MAX ET LES MAXIMONSTRES-Le passage-

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Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s'évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d'un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n'est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu'il ne l'imaginait au départ...

Encore un film qui a fait beaucoup parler, qui a beaucoup divisé et on comprend pourquoi.
Adapté d'un court (une dizaine de pages) conte illustré pour enfants, c'est en fait un récit assez cruel d'apprentissage, de passage, d'initiation pour un enfant incompris, qui se cherche dans un monde où il voudrait faire aussi sa loi.Une immersion dans les rêves de l'enfance, une volonté pour cet enfant de comprendre ce monde qui l'entoure, à un âge où l'innocence tranquille et douillette s'enfuit peu à peu, et pour celà il lui faut pénétrer dans un monde imaginaire qui le guidera et lui apprendra à mieux gérer ses émotions plus tard, à mieux comprendre ses colères, à mieux appréhender ses rapports avec une mère moins présente, et qu'il voudrait garder (ainsi la scène où il la mord comme pour mieux marquerson empreinte sur elle).
Ce n'est en fait ni un film pour enfants ni un film pour adultes mais un peu les deux, le problème c'est qu'à l'arrivée on ne sait pas trop à qui il est destiné vraiment, un conte poétique un peu longuet, au scénario sans puissance, une histoire mignonne mais dans laquelle on a du mal à s'immerger, vu qu'il ne se passe presque rien, et toute la poésie prévue est alors enfouie sous une mise en scène rarement passionnante, mis à part de belles scènes d'extérieur, de paysages de désert superbes par exemple.Pourtant l'un des atouts du film est justement de ne pas céder à l'appât du numérique, et c'est au départ une vraie originalité et prise de risque que la représentation de ces monstres qui ici sont de simples grosses peluches, malheureusement assez peu attirantes, en tout cas peu en raccord avec la poésie supposée du récit.On  ne s'intéresse que rarement à cette communauté, finalement c'était peut-être une fausse bonne idée de les avoir ainsi créer, et les rapports avec l'enfant sont très peu souvent emplis d'une sensibilité qu'on aurait voulu ressentir.
Manque de sensibilité et rythme poussif, ce qui fait qu'on en vient à s'ennuyer profondément, pas vraiment captivé par ces jeux de pouvoir et d'initiation entre l'enfant et ces monstres, représentant la difficulté à s'intégrer au monde des adultes, à en apprivoiser ses règles, parfois cruelles, notamment ses rapports avec sa mère, représentée dans son "rêve" par la charmante monstresse KW, elle qui l'aime tant qu'elle en viendrait à le dévorer!
Heureusement dans le rôle de Max, le jeune Max Records est charmant et très mignon,  bien dans son rôle, il affirme beaucoup de talent par son regard et son jeu, et ses scènes du début et de fin en famille sont l'exemple de ce que le film aurait pu donner, à condition que la suite du scénario ne s'essouffle ainsi aussi vite.
Un conte qui ne fait pas toujours mouche malheureusement, malgré une belle idée de départ et un traitement intimiste intéressant mais pas assez développé pour nous subjuguer, et qui tourne un peu à vide, faute d'un scénario et d'un traitement cinématographique à la hauteur.Dommage, car on aurait voulu apprécier à sa juste valeur ce récit initiatique délicat et replonger plus profondément et plus subtilement dans ce monde difficile de la fin de l'enfance, avec plus de sensibilité.

MA NOTE: 11/20



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