MENSONGES D'ETAT-Les infiltrés-

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Russell Crowe et Leonardo DiCaprio. Warner Bros. France

Voilà un vrai thriller géopolitique qui déchire et assure, mis en scène par un réalisateur,  Ridley Scott, qu'on ne présente plus, qui sait allier à la fois spectacle, action, suspense et réflexion sur l'utilsation de la guerre contre le terrorisme.De plus un film populaire, à déconseiller malgré tout aux moins de 12 ans!
Le sujet: un ancien journaliste blessé en Irak est recruté par la CIA afin de retrouver la piste d'un chef terroriste (sorte de Ben Laden) en Jordanie, où il devra plus ou moins coopérer avec le chef des Services Secrets Jordaniens, homme assez étrange, sa mission étant supervisée depuis les USA par un fonctionnaire de l'espionnage.
Autant le dire tout de suite, malgré l'affiche réunissant les deux stars Di Caprio-Crowe, le vrai premier rôle du film c'est l'homme de terrain, incarné par Leonardo Di Caprio.
Il est de toutes les scènes et encore une fois l'acteur charismatique est éblouissant de justesse et de puissance de jeu: de film en film, choisissant des metteurs en scène excellents (Scorsese, Spielberg, Scott...), il a su évoluer et tout en gardant sa beauté, a mûri de façon exemplaire, il est certainement le plus grand aujourd'hui à Hollywood!
Dans la peau de cet espion-aventurier qui s'est infiltré dans les pays arabes pour en chasser les réseaux terroristes, il développe un personnage sans cesse tiraillé entre sa mission périlleuse et son apprentissage, sa découverte d'une autre civilisation (dans son pays, on sait juste qu'il est en instance de divorce, en Jordanie il tombe amoureux d'une jolie infirmière) et il doit sans cesse se méfier de tout le monde, aussi bien de ses prétendus alliés que de ses vrais ennemis pousuivis.
Mensonges, manipulations et secrets d'état s'entremêlent excellement dans un scénario qui, quoique parfois complexe, reste  toujours prenant et incisif.
Cet homme qui risque sans arrêt sa vie doit assurer ce travail vraiment pas très propre, comme le dit le chef des services secrets dans le film, "dans ce merdier personne n'est innocent".
Le personnage de Russel Crowe, lui, est beaucoup plus en retrait, c'est presque un second rôle car quoique son interaction avec le personnage de Di Caprio est continue, ils n'ont que 2-3 scènes ensemble et d'ailleurs elles n'ont rien d'extraordinaire.Il faut savoir que Crowe a pris plus de 20 kgs pour interpréter ce vétéran fonctionnaire bedonnant et père de famille (qui dicte ses ordres par oreillette tout en s'occupant de son fils!) qui n'a aucune moralité et donne des ordres d'exécution sans état d'âme.L'acteur est efficace mais fait le minimum dans un rôle plus sobre.
Le film est très rythmé, on est servi en action, poursuites et tous les ingrédients d'un grand film spectaculaire, parfois très violent (surtout vers la fin avec les scènes de torture) mais cette violence s'impose pour un tel sujet.
Ce sujet de la guerre américaine contre le terrorisme islamique est bien rendu et puis on peut s'interroger,  comme  lorsque la CIA organise un faux attentat afin de piéger le pseudo-Ben Laden, on a froid dans le dos et on peut se poser des questions sur les méthodes douteuses de l'espionnage moderne, à travers cette chasse aux terroristes.
Au final du vrai spectacle sur un sujet brûlant d'actualité, interprété par un Di Caprio magnifique, dont c'est l'anniversaire (34 ans) le 11 novembre prochain.

LEONARDO DI CAPRIO-CANNES 2002-Photo perso-


MA NOTE: 15/20




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Publié dans Vu en salle-THRILLER-

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P
D'accord avec Pascale: mensonges d'état est un bon divertissement, mais ça reste un film politique pas très novateur ni vraiment subversif.
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P
Leo est parfait bien sûr... mais pour le reste, comme souvent dans les films de Cia, Terrorisme, Moyen Orient... c'est de la bouillie qui ne dérange pas et ne fait se poser aucune question. Du spectacle et c'est tout.
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