MORSE-Entretien avec un vampire-

Oskar
est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et
martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se
réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des
scènes de vengeance. Quand Eli s'installe avec son père sur le même
pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu'un avec qui se lier
d'amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid
glacial, la jeune fille ne manque pas de l'intriguer... et son arrivée
dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts
sanglantes et de disparitions mystérieuses.
Il n'en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n'en pâtira pas, au contraire...
Il n'en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n'en pâtira pas, au contraire...
Sur fond d'images enneigées, immaculées, à l'image de la peau claire des deux adolescents, on assiste aussi à une enquête sur des meurtres les plus horribles les uns que les autres, dont on sait d'ailleurs les coupables immédiatement.
Le vrai sujet du film c'est l'approche, l'attirance de ces deux paumés, attirance souvent trouble, presque malsaine, qui nous glace, nous dérange parfois, l'une tue pour survivre, l'autre voudrait aussi tuer pour résister, ils se rencontrent inévitablement, se cherchent, se repoussent, se retrouvent, s'inventent même un langage à eux, le morse, pour communiquer.
Beaucoup de lenteur poétique, de sens du visuel, de romantisme aussi dans cette histoire au charme et au mystère envoûtant,belle et sensible histoire d'amour, avec des comédiens justes, sans fioriture.
Un film de genre, aussi vrai film d'auteur, fascinant non par ses effets gore (même s'il y en a quelques-uns) mais par son ambiance oppressante et son étrangeté poétique.
Une vraie découverte.
Morse
Un film de Tomas Alfredson
avec Kåre
Hedebrant et Lina Leandersson
Editeur : Seven7/Metropolitan
MA NOTE: 15/20
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