PARIS-Ok chorale ou La Vie Parisienne-

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Cédric Klapisch nous avait habitué à des comédies légères et romantiques, ici il fait dans le registre plus intimiste, avec ce quon appelle un film choral, et c'est là ou le film laisse entrevoir ses limites.
La première partie nous emporte dans le tourbillon de la vie à Paris de différents personnages liés à celui interprété par Romain Duris, danseur d'une trentaine d'années qui apprend qu'il est atteint d"une grave maladie cardiaque: sa vie bascule, il sait que le temps est suspendu pour lui, aussi pour s'accrocher à ce fil tenu de la vie qui peut s'éteindre, il observe les congénères de son quartier, une boulangère raciste et réac (Karin Viard extra dans un rôle très caricatural), un professeur d'histoire qui, dépressif à la mort de son père, a le démon de midi pour une de ses étudiantes (Luchini comme on l'aime, toujours au bord d'en faire trop, on l'adore comme ici dans les épatantes scènes du psy ou les touchantes scènes du café avec la belle Mélanie Laurent), on y retrouve auusi une "troupe" de maraîchers de Rungis très popus, (Dupontel, Zoualem, Lellouche...) , plus un africain clandestin qui regagne Paris, le tout représentant ici et là les différentes couches sociales et humaines de la Capitale, ville filmée amoureusement par la caméra de Klapisch.
Le personnage de Duris, très ténébreux et désorienté, est soutenu par sa soeur, interprétée par la lumineuse Juliette Binoche, qui joue une assistante sociale dépassée, mère de trois enfants, et qui ne sait plus ou elle en est dans sa vie, qui retrouve l'amour et la joie de vivre (scène de strip-tease touchante), plus de nombreux personnages secondaires, le frère de Luchini (François Cluzet) ou comme celui interprété par Julie Ferrier, actrice au tempérament et au talent prometteur.
Tous ces personnages son entremêlés dans des rapports à la vie mais aussi à la mort, celle en suspens chez Pierre, celle du père chez le prof, qui en "draguant" comme un jeune son étudiante (leSMS "j'te kiffe trop grave!") tente de retrouver cette jeunesse perdue.
Il y a beaucoup de nostalgie et aussi de rêve dans ces rapports humains entrelacés, le tout relié par une belle musique envoûtante.
Dommage que la dernière partie tombe un peu à plat et que le trop-plein de personnages fasse qu'on ait du mal à s'attacher à tous, comme celui de Dupontel, ou celui de Cluzet, pas assez "fouillés" et qu'on aurait aimé voir davantage.
Reste une bonne galerie intimiste, magnifiée par la grâce de ces acteurs majuscules que sont Duris, Lucchini et Binoche.

-JULIETTE BINOCHE-CANNES 2000-Photo perso-

MA NOTE: 15/20





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