PARLEZ-MOI DE LA PLUIE-Les choses de la vie-

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Le tandem Bacri-Jaoui nous refait le coup à chaque fois et on marche à chaque fois!
Grâce à leur talent d'écriture et à leur aisance à mettre en scène des histoires simples, ces petites choses de la vie, avec des gens ordinaires, on est toujours sous le charme de comédies à la fois aigres et douces, avec en plus ici pas mal de mélancolie.
L'histoire: une femme-écrivain rentre en politique pour se présenter dans la région de son enfance,  y retrouve sa soeur, mal dans sa peau.Un journaliste , secondé par un jeune d'origine maghrébine, dont la mère est la  femme de ménage de sa soeur, va tenter de faire un documentaire sur elle.
Les personnages vont se croiser, se déchirer parfois,  et entremêler aussi les differents problèmes de leur existence, problèmes relationnels (entre les deux soeurs), maux ou élans du coeur (pour la soeur ou le jeune assistant), frustrations diverses.
L'art de Agnes Jaoui et de Jean-Pierre Bacri est de savoir partir d'une intrigue apparemment sans relief, à priori banale , et de savoir nous délivrer des trésors de générosité et de délicatesse par le biais de rapports humains plus subtils qu'ils n'y paraissent, entre personnages qui doutent et se cherchent.
En celà tous les interprètes, du premier au second rôle, sont intéressants (d'ailleurs le générique fait défiler les principaux interprètes par ordre alphabétique sans dégager une tête d'affiche).
Agnes Jaoui, qui hérite d'un rôle assez ingrat, est parfaite, Jean-Pierre Bacri apporte son humour involontaire et pince-sans-rire, son humanité habituelle, mais les vraies révélations sont Jamel Debbouze, tout en sobriété, touchant et très humain, mais aussi le rebelle qui ne supporte pas de voir sa mère soumise, ou d'avoir subi ce racisme apparemment "ordinaire", toujours latent, il est aussi irrésistible dans ses échanges avec Bacri, puis chaviré par un élan du coeur,  Pascale Arbillot, dans le rôle de la soeur fragile, stressée, s'étant sentie toujours dépassée par sa soeur,  mal dans son couple, mais qui s'illumine lors d'escapades extra-conjuguales et aussi Florence Loiret, extra en femme, d'abord blessée et humiliée puis à nouveau battante et amoureuse.
La mise en scène, assez classique, est surtout magnifiée par un sens aigu des dialogues, souvent savoureux aussi.
Certaines scènes sont très drôles, presque surréalistes,  comme celle de l'interview en pleine nature interrompue par les bêlements de moutons, ou celle du refuge avec les deux paysans!
Ajoutons à celà une musique variée et inspirée, qui va du classique au Jazz en passant par une superbe mélodie, l'air des "Passantes" de Georges Brassens, lequel a donné également le titre au film.Une histoire qui évoque bien ces orages de la vie.
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
le beau temps me dégoûte et m' fait grincer les dents..."
(Extrait de "L'orage" de Georges Brassens)

JAMEL DEBBOUZE-CANNES 2007-Photo perso-



MA NOTE:1520

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F
POur les paysans on est pas loin de la scène dans les Bronzés font du ski, chez les montagnards !!! Autrement très beau film...
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J
Bon ben moi j'ai pas accroché à ma grande surprise même. Néanmoins Debbouze est très bon et m'a assez surpris. Je vais détailler tout ça dans une critique prochaine.. ;-)
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