WHATEVER WORKS-L'ours et la poupée-

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Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman...
Ressortant un scénario écrit il y a plus de trente ans, voilà du Woody Allen pur jus, comme il excelle à le faire, c'est à dire une comédie bavarde, mais dans le bon sens du terme, avec des répliques savoureuses, du cynisme, de l'humour distillé savamment, dans un scénario très "comédie de boulevard", surtout dans la deuxième partie avec l'apparition des autres personnages, assez loufoques et caricaturaux, notamment les parents de la fille qui débarquent inopinément dans la vie de ce couple improbable.
A près un début un peu théâtral, l'acteur parlant au public, on se laisse gagner par cette fantaisie au charme suranné parfois, enveloppé de musiques jazzy d'hier, mais qui fonctionne grâce à son charme particulier, même si les situations sont souvent énormes et très téléphonées!
On se doute qu'à travers le personnage interprété par (un excellent)  Larry David, se reflète , en caricatural, un peu la personnalité du réalisateur lui-même (même physiquement il y a quelque chose), un rien névrosé aussi (il se lave les mains en chantant "Happy Birthday" afin de chasser les microbes!), on rit beaucoup de son personnage pourtant très antipathique,  vieil ours mal léché, et on a le plaisir de retrouver la jeune et merveilleuse Evan Rachel Wood, avec son charme mutin, dans le rôle de la "poupée" un peu nunuche, avec son innocence et sa grâce aérienne qui apportent aussi beaucoup de poésie au film, rappelant par moments les comédies américaines des années 30.
Egalement des seconds rôles épatants, même si très marqués, comme celui de la mère, qui change du jour au lendemain de vie, interprétée par une pétulante et incroyable Patricia Clarkson, la scène de son intrusion chez le couple est vraiment réussie et très drôle!
Alors même si la mise en scène n'a rien d'original, si le pitch est souvent caricatural, au ton très boulevardier, on reste sous le charme de cette légereté, de cette comédie drôle mais aussi très acide, abordant les thèmes du hasard, de la chance, du destin, et qui, finalement,  à travers un héros très pessimiste au départ,  nous livre une vision optimiste de la vie, à condition de ne pas laisser passer sa chance.

MA NOTE: 14/20



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Publié dans Vu en salle-COMEDIE-

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P
Quel beau couple improbable.<br /> Et Patricia Clarkson déchaînée, c'est formidable.<br /> Entre autre...<br /> J'ai beaucoup aimé.
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