2012-Apocalypse now-

La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps...
Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...
Et un blockbuster de plus, réalisé par le spécialiste des films-catastrophe bien foutus, moralistes et populaires, Roland Emmerich. Ce dernier n'échappe pas à la règle et comporte vraiment tout ce que les américains savent faire, tant niveau technique que scénario.
Il faut dire que niveau effets spéciaux on atteint ici des summum de technologie et d'efficacité, on a droit à la fois à des tremblements de terre, des éruptions volcaniques, des tsunamis, la totale! et c'est vraiment impressionnant de réalisme, même si on a déjà presque tout vu dans la bande-annonce bien faite en ce sens pour attirer le spectateur, et devrait d'ailleurs augurer d'un grand succès public, surtout auprès des ados.
Alors à part la haute technologie le scénario nous présente des personnages tous très stéréotypés bien sûr, du héros ordinaire (John Cusack un peu fade), divorcé et père de famille, qui se sort sans encombre des situations les plus périlleuses les unes que les autres, slalomant entre les routes fendues, qui va bien sûr être le super-héros pour sauver les siens, retrouvant tout l'amour de ses enfants (et son ex!) au jeune scientifique un peu naïf (interprété par la révélation, le charismatique Chiwetel Ejiofor) qui veut sauver tout le monde et qui va "tomber" la fille du président, du milliardaire russe qui profite du pouvoir de l'argent avec cynisme, au président des Etats-Unis (noir évidemment!) en héros du peuple, ayant le sens du sacrifice, comme d'hab.
Bref comme d'hab des bons sentiments, de l'idéalisme, du patriotisme exacerbé, heureusement un peu d'humour parfois, à l'image du personnage d'illuminé surjoué avec délice par Woody Harrelson ou les allusions contemporaines à Schwarzenneger ou autres.
Reste un honnête divertissement bien calibré qui est sauvé par la qualité hallucinante de ses effets spéciaux, sans surprise mais qu'on peut voir sans risque de s'ennuyer.
MA NOTE: 12/20
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