ANTICHRIST-Le diable au corps-

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Un couple en deuil se retire à " Eden ", un chalet isolé dans la forêt, où ils espèrent guérir leurs coeurs et sauver leur mariage. Mais la nature reprend ses droits et les choses vont de mal en pis...
On connait Lars Von Trier pour son cinéma particulier, adepte de la méthode Dogme, Palme d'or à Cannes avec le mélo Dancer in the Dark, le revoici en compétition avec un "essai" très personnel qui s'annonçait au départ assez sulfureux.
Cette variation psychologique sur le travail du deuil, sur les souffrances liées à celui-ci, sur la culpablilité d'un couple en proie à la douleur de la perte d'un enfant, partait d'une bonne idée de scénario.
Les premières scènes sont magnifiques, en noir et blanc, tout est  très stylisé, trop, volontairement, comme pour magnifier le bonheur avant l'éclatement inévitable, un couple fait l'amour pendant que son jeune enfant se réveille, sur une superbe musique de Haendel, les plans alternent entre ce couple au lit et cet enfant qui va finalement sauter par la fenêtre de sa chambre.
La mère est effondrée, culpabilise,  le père, sorte de médecin indéfini, va essayer d'emmener sa femme dans une thérapie très personnelle, dans une forêt (appelée Eden, pour une renaissance?, avec des animaux qui parlent) où il va lui faire subir des expériences ou expérimentations afin de la guérir.Mais ces tentatives vont finalement faire exploser le couple et les pousser dans une folie destructrice et désespérée.
Toute cette partie en forêt est assez ennuyeuse, on sent que le script manque de liant, les scènes s'enchaînent sans vraiment de suite, jusqu'à un final porno-gore assez effrayant et qui plus que d'être véritablement choquant , n'a pas de sens véritable!
On sait que le réalisateur a réalisé ce film suite à une profonde dépression, et que c'est certainement aussi pour lui une sorte de thérapie, à travers l'étalage de ses souffrances et de ses névroses,  force est de constater que, en dehors de qualités cinématographiques certaines, le film est trop bancal et trop "malade" pour toucher vraiment, trop symbolique, voir misogyne, on ne sait pas trop quelle direction il prend, en tout cas jamais on n'est touché par un sujet pourtant intéressant.
Peut-être est-ce qu'on appelle souvent un "grand film malade",  il a d'ailleurs divisé le public, déjà film culte même pour certains, en tout cas la mayonnaise n'a pas pris personnellement.
Car à vrai dire ce mélange de surnaturel et de provoc sonne souvent faux dans un scénario mal fagoté, malgré une interprétation forte de Willem Dafoe et surtout de Charlotte Gainsbourg qui en dehors des scènes où elle ose beaucoup, dans ce film expérimental, se révèle à nouveau une excellente comédienne.Elle n' a pas volé son Prix d'interprétation.

LARS VON TRIER-WILLEM DAFOE-CHARLOTTE GAINSBOURG-CANNES 2009-Photos persos-


MA NOTE: 10/20



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Publié dans Vu à Cannes-

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