FISH TANK-La confusion des sentiments-

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A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip hop. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?
Ce nouveau film d'Andrea Arnold (déjà primée à Cannes en 2006) a été présenté au dernier festival de Cannes d'où il est est revenu avec le Prix du Jury.
L'histoire de cette ado rebelle, un peu paumée, à la frontière du passage à l'âge adulte, qui se cherche une place au sein d'une famille décomposée, est une peinture cruelle et réaliste qui renvoie bien évidemment au cinéma de Ken Loach.
Une mère qui collectionne les aventures, très immature, un environnement peu propice à la construction, et pourtant Mia va devoir s'affirmer dans cet univers souvent hostile.Souvent perdue, égarée dans ses choix, dans ses sentiments souvent confus, elle doit faire face et trouve un espoir de renaissance avec la danse.
Le film doit beaucoup au talent brut et cru de l'interprète principale, Katie Jarvis, une inconnue rencontrée par hasard dans la rue par la réalisatrice, sa spontanéité et la véracité de son jeu sont stupéfiants, sa rage, son engagement apportent toute la force dramatique nécessaire à ce récit d'initiation.A la fois fragile et déterminée à survivre, elle irradie l'écran.
Elle est vraiment le point fort du film et aurait pu obtenir le prix d'interprétation.
Face à elle un casting en béton avec dans un rôle secondaire mais crucial dans l'histoire, la révélation masculine de cette année 2009, le nouveau bogoss d'Hollywood, Michael Fassbender, son charisme évident, son jeu parfait sont amplifiés ici par l'ambiguïté de son rôle, séducteur ange ou démon, qui est-t-il vraiment?Ce "beau-père" pour qui elle éprouve de l'attirance va la calmer, la rassurer mais jusqu'où vont-ils aller?Que cache-t-il?Trouble et ambiguïté sexuelle sont de la partie.
Le film se développe lentement, par des scènes fortes, souvent crues une mise en scène discrète mais solide et efficace, sans concession, apportant une tension dramatique de tous les instants, jusqu'à la scène finale avec la fillette.
A l'image de son héroïne, le portrait d'une fille à la recherche d'elle-même qui refuse de se faire enfermer, un film à la fois tendre et révolté, puissant et lumineux.

MICHAEL FASSBENDER-CANNES 2009-Photo perso-


MA NOTE: 15/20


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Publié dans Vu à Cannes-

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C
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C
Pour moi le meilleur film de l'année. As tu vu le premier film d'Andrea Arnold : Red Road ? Aussi fort, mais plus noir.
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