CHE-1ERE PARTIE:L'ARGENTIN-Il était une fois la révolution-

Ceux qui s'attendaient donc à un biopic sur la vie du Che seront déçus, ici Soderbergh nous livre une sorte d'essai, sorte de docu-réalité raté, à travers ce personnage, pour un scénario qui reste toujours en surface et n'est à l'arrivée ni un film d'action ni un film engagé.
On assiste donc par un montage alterné (qui devient vite lassant) à des scènes de guerilla urbaine ou en pleine jungle, sans grand intérêt, et des passages (plus interessants du point de vue de la mise en scène) de son intervention aux Nations-Unies.Le tout se succède d'une façon très molle et ne suscite qu'un ennui certain.
Le tout est très froid, sans aucune passion, qui finit par nous laisser de marbre, comme semble l'être Benicio Del Toro, qui parcoure la jungle et le film sans grande passion, sans émotion particulière, on le voit asthmatique, tousser dans cesse, errer avec ses soldats.Jamais on ne comprend comment cet homme a pu attirer avec lui autant de compatriotes, peut-être justement parce qu'on ellipse totalement son véritable itinéraire.
Il est pourtant la véritable incarnation physique du Che.Alors, malgré sa ressemblance et son aura certaine, son Prix à Cannes reste un mystère.
Et que dire du personnage de Fidel Castro, caricatural, tirant sans cesse sur son gros cigare et se frottant la barbichette!
Tout celà manque véritablement de souffle épique propre à un tel personnage.
Une déception certaine qui ne donne pas spécialement envie de voir la suite, qui, parait-il, est encore plus ennuyeuse, c'est dire!
BENICIO DEL TORO-CANNES 2008-Photos persos-




MA NOTE:10/20
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