INTO THE WILD- Voyage au bout de la solitude-

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P
ari tenu pour Sean Penn avec ce road-movie tiré d'une histoire vraie: à la base, le livre de Jon Krakauer "Voyage au bout de la solitude" (titre qui aurait sied au film ).

L'histoire: l'aventure de ce jeune américain de 22 ans, Chris McCandless, qui décida de tout plaquer, hautes études et famille, du jour au lendemain, sans prévenir personne, pour entreprendre un périple au plus près de la nature, " pour atteindre l'inaccessible étoile" ( comme le chante Brel).
Pas évident de tenir en haleine le spectateur avec cette histoire simple, qui peut paraître très contemplative au départ.
Car, même s'il y a quelques longueurs, ce n'est jamais ennuyeux, Sean Penn alterne subtilement le côté psychologique du personnage, obsédé par ce retour à la nature et sa recherche du bonheur de vivre.Il veut atteindre son Everest, en l'occurence l'Alaska, avec des plans magnifiquement photographiés de nature sauvage(quelques scènes, comme celle de l'élan, sont très fortes) le tout accompagné par une magnifique bande-son.
Le film repose tout entier sur les épaules de l'acteur principal, Emile Hirsch, jeune révélation au physique charismatique, mélange de Kurt Russel jeune et de Dicaprio, qui s'est totalement investi dans ce rôle, à la fois physiquement (il a perdu 20 kgs pour les scènes de fin) et humainement.
On sait que Sean Penn, en filmant ce scénario, s'est inspiré aussi de ses propres expériences et de ses convictions écologiques.
La construction en flashs-backs et voix-off permet de comprendre ( encore qu'on puisse trouver ce personnage quelque peu inhumain de ne pas donner un signe de vie à sa famille) ce qui l'a poussé à décrocher du monde capitaliste et égoiste dans lequel il étouffait, à travers le récit de sa soeur et les scènes avec ses parents, magistralement interprétés par William Hurt et Marcia Gay Harden, à travers leurs mensonges et leur hypocrisie.
On ressent bien aussi la douleur de ces parents, comme on retrouve cette douleur à travers les différents personnages que Alex Supertramp (c'est le nouveau nom qu'il s'est donné, effacant encore plus son identité) croise pendant son périple, le couple de hippies, qui ont aussi connu la disparition d'un enfant, ou le vieil homme qui veut bien adopter Alex ( il a lui aussi perdu femme et enfant dans un accident) .Alex lui répond "On verra plus tard" mais il ne veut plus d'attache avec cette société (quand il refuse la voiture neuve offerte par son père, il a déjà amorcé cette rupture), il brûle l'argent, rompt avec le confort.
"Le bonheur n'existe que s'il est partagé" lit-il lui-même dans un des bouquins emportés, en fait il ne partage ce bonheur qu' avec la nature, mais celle-ci dans sa cruauté va le piéger définitivement, son individualisme va le pousser à sa perte.
Même si cet individualisme peut laisser perplexe, c'est un film d'une grande force, aussi bien dans sa forme que dans son fond, une quête initiatique, un retour à la nature qui fait du bien, une ode à la liberté!


MA NOTE: 17/20



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A
hey georges! je vois que t'as finalement fais un blog allociné! Bienvenue parmis nous lol.<br /> <br /> pour twain81, l'accumulation de rencontre ne peut être considérer comme un défaut puisqu'il s'agit d'un code du roadmovie qui veut que le héros rencontre toute sortes d'être singulier qui lui permettent de se découvrir un peu plus lui même. Voilà après j'admets qu'il faut être un temps soit peu fan du genre pour ne pas trouver ça trop caricaturale!
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G
c'est sûr que si le héros ne rencontre personne lors de ce périple, on risquait un peu de s'ennuyer, les personnages- aussi singuliers soient-ils (comme le couple de hippies ou celui des nordiques libérés) qu'il croise sont des symboles affectifs et sociaux particuliers et ils apportent quelque peu un côté philosophique à la trame scénaristique.
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T
J'ai bien aimé le film et suis assez d'accord avec ta critique. Par contre, j'ai trouvé l'accumulation des scènes de rencontre (une par chapitre) un peu cliché, avec justement cette douleur permanente qui anime tous les êtres qu'il croise. A mon sens, c'est peut être le seul défaut majeur du film (un formatage que l'on trouve souvent chez les indépendants américains justement). En même temps, la présence permanente d'autrui implique des dialogues, ce qui évite de faire basculer le film dans la pure contemplation (ouf !)
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