MY OWN LOVE SONG-Renaissance-

Jane, une ex-chanteuse devenue handicapée à la suite d'un accident,
reçoit des nouvelles de son fils. En effet, Devon reprend contact avec
sa mère car il souhaite l'inviter à sa communion.
Malgré les craintes de Jane de retrouver son fils après des années et de faire face à son passé, son ami Joey arrive à la convaincre d'entreprendre ce périple à travers les Etats-Unis.
C'est au cours de ce voyage et des rencontres qu'ils feront sur la route que Jane composera sa plus belle chanson d'amour.
Malgré les craintes de Jane de retrouver son fils après des années et de faire face à son passé, son ami Joey arrive à la convaincre d'entreprendre ce périple à travers les Etats-Unis.
C'est au cours de ce voyage et des rencontres qu'ils feront sur la route que Jane composera sa plus belle chanson d'amour.
Il faut dire que l'acteur le vaut bien, lui qui a déjà marqué la légende d'Hollywood, depuis son Prix d'interprétation à Cannes en 1988 (pour le génial "Bird" de Clint Eastwood) et son récent Oscar du meilleur acteur en 2007.
Pour ce que le réalisateur qualifie lui-même d'expérience américaine, il nous délivre ici un road-movie, le périple de deux personnages meurtris, blessés, dans leur chair et dans leur coeur, qui sont liés par une amitié indestructible (à l'image de cette image de fin où leurs deux mains se joignent), ils se rejoignent dans leur malheur et se soutiennent mutuellement, pour tenter de renaitre à la vie, pour Joey guérir de ses problèmes psychologiques, redevenir quelqu'un de stable, pour Jane, se remotiver afin de revoir son fils qui la désire.
A la lecture du scénario on pouvait craindre un mélo sirupeux et indigeste.Non, Olivier Dahan nous délivre au contraire ici un road-movie intimiste tout en fêlures et en douceur, au rythme de la belle musique de Bob Dylan et des paysages de Louisiane, un film très personnel (trop?) qui séduit souvent mais aussi agace parfois, en osant des figures de style à la fois belles, poétiques (comme ces oiseaux dessinés qui sont intégrés au décor naturel et survolent la ville) mais aussi parfois un peu naïves (voir les anges dessinés), qui déroutent parfois mais font surtout preuve d'une belle audace visuelle de la part du metteur en scène (comme la scène de la poursuite en voiture avec les incrustations de visages).
Le film est surtout l'occasion de voir deux superbes prestations d'acteur pour incarner deux personnages puissants d'émotion et de courage: Forest Whitaker, dans un rôle pas facile de simple d'esprit qui voit des anges partout, souvent incontrôlable, mais à la recherche d'une stabilité sociale, en voie de guérison, est touchant et très crédible, comme l'est également Renée Zellweger, mise à nue, sans fard, le visage défait, le regard dans le vide parfois, puis parfois d'une intensité et d'une force terribles, retrouvant peu à peu la force de vivre, elle est émouvante.
Les deux sont d'une force, d'une sensibilité et d'une justesse stupéfiantes qui apportent beaucoup de crédibilité à leur histoire d'amitié sincère et qui surtout sauvent le film au scénario un peu paresseux parfois, mais l'ensemble est très satisfaisant grâce à une atmosphère bien restituée, un sens du cadrage et des images superbement photographiées, plus le côté onirique du récit qui nous envoûte souvent.Une histoire simple, celle de deux coeurs et corps brisés qui sont en route vers la renaissance.

MA NOTE: 14/20
Publicité