TWO LOVERS-Raison et sentiments-

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Gwyneth Paltrow et Joaquin Phoenix. Wild Bunch Distribution
Après l'excellent "La nuit nous appartient", James Gray nous revient avec un film apparemment totalement différent du film noir précédent, en fait pas vraiment.
Car ce mélo bouleversant (dont il reformule les codes) et qui narre l'histoire d'un homme un peu immature et dépressif pris entre deux amours, l'un imposé et l'autre désiré, permet de retrouver les thèmes de prédilection du cinéaste, à savoir la famille, la fragilité des rapports humains, la tragédie humaine dans tout son sens antique.
Aussi on est loin de "Love story", même si c'est bien une histoire d'amour, apparemment simple mais d'une extrême intensité.
Dès les premières images, on suit cet homme qui se jette à l'eau et remonte à la surface, comme il le fera d'ailleurs tout au long du film, toujours hésitant entre deux rives, entre deux femmes aussi.
Tragique mais aussi romantique à la fois, avec beaucoup de douleur mais aussi de douceur dans les regards entre ces personnages qui constamment sont dans la souffrance de l'amour.
Cet homme qui a connu la déchirure de coeur absolue (sa fiancée l'a quitté car ils n'étaient pas compatibles du point de vue médical) et que le souvenir de son ex obsède toujours (il a toujours la photo encadrée, persuadé de l'avoir jetée), se voit imposer par sa famille juive protectrice une petite amie qui l'aime mais qu'il n'a pas spécialement choisie, en même temps il tombe amoureux de sa voisine, un peu borderline elle-même sous la coupe d'un homme marié et père de famille qui refuse de choisir entre sa famille et elle.
Doit-il accepter de se ranger pour plaire aux siens sans être forcément heureux ou choisir l'aventure amoureuse, l'évasion (au sens strict puisqu'il décidera même de partir avec sa voisine en cachette de ses parents comme un adolescent fugueur!).
Un amour "fabriqué" ou un amour "impossible", le choix est de toute façon un dilemne.
Et même si à la fin il doit accepter, résigné, de faire un choix, son bonheur n'est pas garanti.
Tout le film repose sur son acteur principal, l'acteur fétiche de Gray, Joachin Phoenix, qui encore une fois impose son physique d'écorché-vif, son sens du tragique en nous bouleversant, et même sa démarche claudiquante symbolise son côté hésitant et maladroit, ses failles et ses doutes, sa fièvre au coeur.
A ses côtés, Gwyneth Paltrow,  en blonde déchirée par l'emprise de l'amour et une instabilité qui la rapproche de Léonard,  trouve un de ses plus beaux rôles, elle a un côté Hitchcockien (clin d'oeil  à "Fenêtre sur cour" et appartitions assez mystérieuses) et Vinessa Shaw, en brune sage et douce, fiancée promise au bonheur douillet (son film préféré est "La mélodie du bonheur"!)  est ravissante de candeur et d'acceptation.
Plus la peinture d'une famille juive attachante avec, en mère attentive, une superbe Isabella Rossellini.
Un film à la fois mélo crépusculaire, sombre, violent, rempli de déchirures diverses, et aussi une variation touchante et palpitante sur les rapports humains, qui nous bouleverse tout en simplicité et sobriété, et nous emporte dans sa dramatique émotionnelle.

JOACHIN PHOENIX-CANNES 2007-Photo perso-


GWYNETH PALTROW-CANNES 2008-Photo perso-

MA NOTE: 15/20



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Publié dans Vu en salle-DRAME-

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F
Je trouve Paltrow dasn ce film comme dans tous ses autres, froide, fade, transparente, erreur de casting. Pour le reste je suis d'accord avec toi, un film qui fait mal, on en sort pas indemne, mais c 'est un vrai bonheur !!!
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