MESRINE:L'ENNEMI PUBLIC N°1-La cavale-

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Mathieu Amalric et Vincent Cassel. La Petite Reine / Roger Arpajou

Suite et fin du diptyque consacré au plus célèbre gangster des années 70, Jacques Mesrine.
Ici on le suit dans ses 6 dernières années, jusqu'à sa fin inéluctable, jamais élucidée quand au vrai déroulement: y a t-il eu sommation, en celà le réalisateur ne donne pas d'explication franche, il montre la fin de Mesrine sur deux angles différents, au début et à la fin du film.
Le film commence très fort avec l'arrestation puis l'évasion rocambolesque de Mesrine.
Alors commence une course-poursuite entre lui et la Police,  qui se met à le glorifier dans les médias en le présentant comme l'ennemi public n°1, ce qui va flatter l'égo de cet homme qui y trouve ainsi une gloire certaine, voir la scène de l'interview à Paris-Match, où il étale à la fois humour cabotinage et violence extrême,  avec aussi son côté anarchiste, sa rebellion contre la société.
Ce deuxième volet est très différent du premier, en celà il est normal d'avoir fait deux films, qui montrent bien aussi l'évolution du personnage, tant physique que psychologique.
Mesrine rentre en guerre contre la Police, contre le système, et désormais sa fin lui semble écrite, il ira jusqu'au bout.
On voit toute la complexité du personnage, son ambiguïté continue, un personnage qui peut être très drôle, d'une violence inouïe aussi (scène terrible du passage à tabac du journaliste de Minute) et garder une humanité certaine (les deux scènes très bien vues de sa rencontre au parloir avec sa fille et de la visite en cachette à son père mourant).
Encore une fois saluons la vraie performance de Vincent Cassel, qui d'autre aurait pu interpréter Mesrine (à part peut-être Cluzet) avec autant de force et d'intensité.Il apporte aussi tout le côté romanesque au personnage, sa violence de caractère criante de vérité, son charisme puissant.
Le César est déjà acquis!
A ses côtés, beaucoup de grands acteurs pour des seconds rôles assez inégaux il faut le dire: si Ludivine Sagnier (en prostituée et dernière compagne du voyou) apporte tout son charme, si Mathieu Amalric compose un François Besse inquiétant et énigmatique à souhait, si  Olivier Gourmet est crédible en commissaire Broussard, il n'en est pas de même pour Gérard Lanvin, assez ridicule en Bauer, avec sa perruque et son accent marseillais fabriqué qui lui enlève toute crédibilité (il valait mieux prendre un acteur moins connu et plus naturel!).
Différent et sans doute moins passionnant que le premier du point de vue scénario, ce thriller réaliste est très efficacement mis en scène, en nous offrant des scènes très puissantes et palpitantes, nous restitue toute la vie assez incroyable et finalement très romanesque de ce bandit inclassable.

VINCENT CASSEL-CANNES2008-Photo perso-


MA NOTE: 13/20



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Publié dans Vu en salle-BIOPIC-

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